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mercredi 24 juillet 2019

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Patrimoine

L’ Eglise actuelle, dédiée à Saint Pierre et Saint Maurice, est d’origine romane, comme l’indique la travée du chœur allégée par des arcs latéraux.

Eglise de DOMPIERRE SUR VEYLE

Dans un premier temps elle servit servit de chapelle à un prieuré que les moines d’Ambronay entretenaient depuis la fin du  VIIIe siècle.

A partir de 1359, l’utilisation de cette chapelle comme église paroissiale fut admise par l’abbaye.

Le 10 juillet 1460,  les Savoyards incendièrent l’église. Quarante à cinquante personnes enfermées à l’intérieur y périrent. Elle fut en partie reconstruite quelques années plus tard.  L’abside avec fenestrage flamboyant date vraisemblablement de cette reconstruction. La nef fut agrandie au XIXe siècle mais on conservera une partie des murs romans.

Quant au clocher, détruit sous la révolution, il fut rebâti en 1858, et recouvert d’ardoises. Le conseil décide l’achat d’une cloche après que la souscription volontaire ait réussie à engranger la somme nécessaire. Prix de la cloche 221 francs. Une deuxième cloche (plus petite) est achetée en 1866.

Dimension du bâtiment : nef 12 m x 20 m  abside : 8 m x 4,20 m.

En 1878, le cimetière entourant l’église est déplacé sur son site actuel.  Le porche abritant l’entrée côté ouest est démoli, et des fenêtres sont crées coté nord et sud.

A l’intérieur de l’Eglise :

Saint Agricole

Fresque

A gauche en entrant se trouve le tableau de Saint Agricole -daté de 1748- restauré en 2011. On peut admirer la belle facture des visages et des mains, ainsi que le cadre de grande qualité.

En 2010, des sondages dans le chœur de l’Église, montrent des traces de peinture murale.   Après dégagement complet en 2011, la peinture montre une assomption de la Vierge soutenue par quatre anges.

En 2012, Isabelle Rosaz procède à la restauration de cette peinture qui s’est révélée très belle. D’après les spécialistes, cette fresque daterait du XVème siècle, ce qui correspond à un embellissement de l’Église dans le siècle suivant l’incendie de 1460 et sa restauration.

Dans le chœur, se trouvent trois statuts en bois doré: Les évangélistes Pierre et Paul (XVIIe siècle) et une Vierge à l’enfant (début XIXe siècle)

Saint Pierre

Saint Paul

Vierge à l’enfant


Le château de Belvey

Château de Belvey

Notre village,  situé en région frontalière entre la Maison de Savoie et le Royaume de France, entre la Bresse et les Dombes, entre différentes seigneuries : Villars, Beaujeu, Trévoux, a connu des périodes très agitées.

Ce sont ces conflits qui, au XIIIe siècle ont justifiés la construction d’une ligne de défense. Afin de doter son deuxième fils, Guillaume de Juif a acheté des terres situées sur le territoire de Dompierre pour constituer une seigneurie et construire un château  fortifié sur le lieu-dit “Mas de Belvey” en 1272.   Le château, maintes fois démoli, fut toujours reconstruit sur le même plan jusqu’en 1756. On lui donna, alors, le style Louis XV qu’il a conservé. (dernière restauration : fin XIXe siècle)

En 1822, le propriétaire de Belvey, Léon de la Bastie, fit construire un parc de 20 hectares. Il y fit planter en “espaliers” plusieurs milliers d’arbres fruitiers.       En 1890, le parc contenait une des plus importantes collections de fruits existants en France (environ 4000 pieds à tailler). Ce parc amena à Dompierre beaucoup de visiteurs et de nombreux étrangers. Il est la propriété de la famille Royer de la Bastie.


Dompierre compte une vingtaine de hameaux, qui comme souvent en Dombes portent  le nom de Mas. Une étude toponymique sur la Dombes classe Dompierre en tête de liste pour avoir conservé le nom de onze Mas : Mas Michon, Mas Bonin, Mas Vernon, Mas Valet, Mas Cavet, Mas Blanc, Mas Combet, Mas Massard, Mas Bouchy, Mas Granger, Mas l’Hugues.

En se réfèrent aux sources et bibliographie de Georges Duby, historien spécialiste du moyen âge, le vocable MAS dérive du latin mansum, participe passé substantivé de manere, demeurer, qui a donné en outre manse, maison, manoir. Il s’agit à l’origine d’exploitations agricoles de taille variable, souvent modeste, évoluant vers une forme de hameau, délimitées par des palissades ou des haies vives soigneusement entretenues. Ces clôtures offraient « un refuge aux richesses, au bétail, aux réserves de provisions, aux hommes endormis, aux dangers naturels et surnaturels ».
Au sud de la commune, dans les années 1850, le Mas Massard qui comptait plus d’habitations que le village était réputé pour son marché aux bovins, et accueillait la première école.

Ce village agréable et pittoresque compte plus d’une vingtaine d’étangs dont l’un des plus grands de la Dombes “le Grand Marais” (100 hectares environ).   Les étangs sont source de richesses. Jadis cultivés très méthodiquement avec un an d’assec  (culture d’ avoine et d’orge) et deux ans d’évolage (en eau et empoissonnés), ils sont aujourd’hui essentiellement destinés à la pisciculture. La pêche des étangs se pratique  d’octobre à février.

“Il faut avoir vu dans le matin brumeux l’équipe qui s’affaire au bout du “chenal” près du thou remontant à pleines épuisettes carpes, brochets, tanches de belles dimensions qui iront alimenter les viviers lyonnais et allemands ou qui seront préparés dans la région en filets fumés”.